19

 

La peau de Lucien était carbonisée, couverte de plaques noires et sanguinolentes, mais en dépit de ses brûlures, il tremblait de froid.

Anya ordonna mentalement au feu de prendre dans la cheminée, et des flammes léchèrent aussitôt les bûches. Bientôt la chaleur se répandit par vagues dans la pièce. Pourtant, Lucien frissonnait de plus en plus. Ne panique pas. Reste calme.

Jamais elle ne s’était sentie aussi impuissante. Pas même en prison. Pas même quand Aias s’était jeté sur elle.

Elle ôta à la hâte ses vêtements, les bottes en dernier, et s’allongea sur le corps de Lucien pour le réchauffer. Quand ses mains se posèrent sur sa blessure au ventre, sa gorge se noua. Elle avait espéré qu’il aurait commencé à cicatriser. Mais ce n’était pas le cas. Et elle en était indirectement responsable.

Elle sauta du lit, déchira son chemisier en deux, puis elle revint vers Lucien pour le panser.

— Fais un effort, ma rose… Réchauffe-toi. Pour moi.

Il ne répondit pas.

Il était gelé. Un bloc de glace. À rester près de lui, elle avait l’extrémité des seins durs et la chair de poule. Mais cette fois, ce n’était pas à cause du désir qu’il lui inspirait.

Elle le couvrit et se mit à lui parler, pour le soutenir et le distraire de sa douleur.

— Il faut absolument que tu te remettes… Sans toi, la vie deviendrait d’un ennui mortel. Et quand je m’ennuie, je fais des bêtises. Je ne t’ai jamais raconté la fois où je m’étais déguisée en étudiante pour m’inscrire dans un lycée ? Je m’ennuyais ferme, à cette époque… Et tout à coup, l’idée m’est venue… Alors, je l’ai fait. Au bout de quelques jours, la nourriture volait dans la cantine, on se battait dans tous les coins avec les extincteurs.

Elle se tut, espérant une réponse. Rien.

— Mais je ne suis pas seulement une vilaine fille, poursuivit-elle. Certaines fois, tu aurais été fier de moi. J’ai affublé d’une érection permanente un crétin qui s’était moqué d’une pauvre fille… Pourtant, je n’aime pas les malédictions. Mais lui, il l’avait mérité, je n’ai pas pu m’en empêcher.

Le corps de Lucien parut se détendre un peu. Il frissonnait moins, et elle crut entendre… Un petit rire ?

Encouragée, elle poursuivit.

— Une autre fois, je me suis déguisée en diable pour me rendre à un bal masqué. C’était au XVe siècle et ça a créé un beau désordre. J’ai proposé à un baron de me vendre son âme, et il a tenté de me poignarder avec un couteau à beurre.

— Anya…, gémit Lucien.

Elle se pencha sur lui.

— Ça va aller, mon amour. Je suis là, je suis près de toi.

Elle embrassa sa tempe moite.

Il entrouvrit les yeux.

— Anya ?

— Je suis là, je suis là, répéta-t-elle en déposant une série de petits baisers sur sa mâchoire.

Elle se remit à le caresser. Pour le réchauffer, mais aussi pour éveiller son désir. Elle avait besoin de sa coopération pour réaliser un projet.

— Où sommes-nous ? demanda-t-il en balayant la pièce d’un regard vitreux.

Elle ne voulait pas lui laisser le temps de réfléchir, de penser à ce qui s’était passé dans la grotte de glace, à ce qui se passerait ensuite. S’il redevenait lucide, il risquait de la repousser. Il était trop noble pour accepter qu’elle devienne à jamais son esclave, même si cela devait lui donner la force dont il avait besoin.

— Je t’aime, murmura-t-elle contre son oreille, en le caressant de son souffle tiède. Je t’aime tant que je ne peux pas supporter l’idée de te perdre.

— Anya… Je… Je n’aurais jamais cru entendre ces mots sortir de ta bouche.

Il la prit dans ses bras et voulut la serrer contre lui. Mais quand elle effleura ses brûlures, il gémit.

— Je suis désolée, dit-elle en s’écartant. Désolée.

— Dis-le encore…

— Je t’aime… Je veux être à toi. Vraiment à toi.

Elle se hissa sur son coude et le fixa.

— Tu comprends ce que ça signifie ?

Il avait beau être faible, son sexe s’était mis à enfler contre elle. Oui, il avait compris.

— Anya, non, je…

Elle écrasa ses lèvres sur les siennes, pour étouffer ses protestations, puis caressa sa langue, comme si elle voulait se nourrir de lui.

— Mmm…, gémit-elle en prenant fermement son sexe dans sa main pour le caresser.

Il gémit lui aussi.

— Je t’ai fait mal ? s’inquiéta-t-elle.

— Non. C’est si bon…

Il la souleva et la fit grimper sur lui – il paraissait déjà un peu revigoré par l’énergie qu’elle lui insufflait. Les effluves de rose commençaient à envahir la pièce. Puis, soudain, il s’arrêta net et ses doigts se crispèrent.

— Non, Anya, nous ne pouvons pas.

— Nous le pouvons. Je le veux.

Elle effleura son gland et il sursauta.

— Je te veux en moi. Ce soir.

Il se cambra.

— Je refuse. Ce n’est pas bon pour toi.

— Je suis assez grande pour décider de ce qui est bon ou pas pour moi.

Elle lui mordit le lobe de l’oreille et tira gentiment.

— Ne m’oblige pas à te supplier d’entrer en moi avec ton sexe dur et chaud. Ne m’oblige pas à…

— Anya ! gronda-t-il.

Il enfouit sa main dans ses cheveux et l’attira de nouveau à lui pour l’embrasser.

— Ne me supplie pas et ne t’arrête pas de me caresser, gémit-il.

Leurs dents s’entrechoquaient et elle se frottait frénétiquement à lui. Pour la première fois de sa vie, elle ne craignait plus d’être pénétrée. Elle le voulait. Désespérément.

— Je ne te quitterai plus jamais, murmura-t-elle.

— Non, oh non, plus jamais… gémit-il tout en lui mordillant les lèvres. Mais nous n’irons pas jusqu’au bout.

Il voulut se redresser, mais elle l’en empêcha.

— Si, nous irons jusqu’au bout. Laisse-toi faire. Tu dois uniquement penser à reprendre des forces.

Il posa sur elle un regard brûlant.

— Je n’arrive pas à penser à autre chose qu’à toi. Il me faut ton sein dans la bouche.

— Tu vas l’avoir, dit-elle en le lui présentant.

Il le suça avidement, tout en caressant le bout turgescent avec sa langue. Elle se laissa dévorer, en frissonnant de plaisir. Elle sentait sa caresse jusqu’à l’entrejambe, le liquide qui suintait de son vagin était semblable à du feu.

— Laisse-moi te caresser, dit-il en glissant ses doigts vers son sexe. Là.

Son clitoris se mit à enfler et à palpiter. Elle se hissa, suffisamment haut pour enfourcher sa tête, pour qu’il la lèche, copieusement, tandis qu’elle se cambrait au-dessus de lui, abandonnée à ce plaisir incroyable qui excitait toutes ses terminaisons nerveuses, qui pénétrait chaque goutte du sang qui coulait dans ses veines.

— Penche-toi en avant, mon amour. Je veux te caresser avec mes doigts, mais je ferai attention, je te le promets…

— Non. Cette fois, je ne te demande pas de faire attention.

Il s’arrêta et la serra tendrement contre lui.

— Dis-moi encore que tu le veux, que tu en es sûre. Une fois que ce sera fait, nous ne pourrons plus revenir en arrière.

— Je suis sûre, murmura-t-elle.

Il la souleva, elle posa ses coudes sur la tête de lit, et il glissa un doigt en elle. Elle ne sentit pas les effets de la malédiction, mais elle faillit jouir sur-le-champ. Elle cria. Ce doigt… Et il lui léchait le clitoris en même temps…

— Par tous les dieux ! gémit-elle.

— Tu aimes ?

— J’adore.

— Encore ?

— Oui, encore.

Il glissa un deuxième doigt, l’élargissant un peu, sans cesser avec sa langue. Merveilleux. Ses hanches remuaient toutes seules. Elle n’aurait pu les immobiliser sous aucun prétexte. Il lui avait déjà donné du plaisir auparavant, mais ça. Ça…

— Lucien, oh ! Lucien ! s’écria-t-elle en renversant la tête en arrière. Je t’aime. Je t’aime tant !

— Tu veux que je te pénètre complètement ? Avec mon sexe ?

— Oui, oui !

Elle gémit de nouveau, parcourue de frissons aussi violents que des éclairs.

— Il faut que j’entre en toi tout de suite, dit-il d’une voix rauque. Jusqu’au fond. Je ne peux plus attendre.

Quand ses doigts la quittèrent, elle se sentit vide, jusqu’à ce que la pointe de son sexe se présente à l’entrée du sien… Il la tint fermement, mais s’arrêta. Elle baissa les yeux vers lui, avec ses cheveux qui retombaient comme un clair rideau autour de son visage.

— Tu es à moi, murmura-t-il en plongeant son regard dans le sien.

— Oui. Pour toujours.

— Je t’aime.

— Je t’aime aussi.

Elle le contempla, émerveillée. Il était couvert de plaies, mais il était beau. Si beau. Il était faible, aussi, mais il trouvait la force de la désirer.

— Tu es sûre de vouloir aller jusque-là ? insista-t-il.

— Sûre, répondit-elle sans hésitation.

Elle appartenait à cet homme. À jamais.

— Tu es à moi, répéta-t-il en poussant pour entrer en elle.

Une lumière blanche jaillit entre leurs deux corps, intense, aveuglante. Anya hurla quand sa malédiction se libéra, et le gémissement de Lucien se mêla à son cri. Elle eut l’impression qu’une partie de son âme lui était arrachée et qu’elle était remplacée par… Une partie de Lucien ?

Oui, oui, elle le reconnaissait. Sombre. Sauvage. Merveilleux. Surprenant. Qui ronronnait en elle. Elle sentit une brève douleur aiguë entre ses jambes, puis Lucien s’enfonça en elle, loin, très loin. Elle se mit en mouvement. D’abord lentement, pour mieux savourer cette sensation nouvelle. Puis de plus en plus vite.

— C’est bon ? parvint-il à murmurer.

— Ne t’arrête pas ! Ne t’arrête pas !

— Jamais.

Elle noua ses mains derrière la tête de Lucien et se pencha vers lui pour avaler son souffle. Pour le prendre un peu plus en elle. Elle découvrait que le sexe était bien au-delà de tout ce qu’elle avait imaginé – et pourtant, elle avait eu le temps de fantasmer –, mais sans doute était-ce parce que son partenaire était Lucien.

Je suis heureuse de l’avoir attendu.

Se donner à lui n’était pas une malédiction, mais une bénédiction.

— Cela valait la peine de patienter des siècles, lui dit-elle avant de fouiller sa bouche.

Leurs langues luttaient maintenant au rythme de leurs corps et le plaisir d’Anya montait, intense et brûlant. Le sexe qui allait et venait en elle était dur et doux à la fois.

Elle y était presque. C’est si bon. C’est si bon. Elle allait enfin atteindre ce paradis sur terre qui lui avait toujours été refusé. Enfin remplie. Enfin complète. Et infiniment mieux que sans lui.

— Lucien ! cria-t-elle en cédant à l’orgasme.

Ce fut comme si quelque chose éclatait en elle. Elle fut secouée d’un tremblement, les muscles de son vagin se contractèrent autour du sexe de Lucien. Il jouit en même temps qu’elle, l’inondant de son sperme.

— Anya, mon Anya…gémit-il en se cambrant pour pousser une derrière fois, plus violemment et plus loin.

Elle eut un deuxième orgasme, plus puissant que le premier, qui la laissa hébétée pendant quelques secondes – une éternité de bonheur et de triomphe. Lucien était à elle, pour de bon. Et elle aussi lui appartenait.

Ils étaient liés pour toujours et elle s’en réjouissait.

En se laissant retomber sur lui, elle eut le temps de voir que sa peau était de nouveau lisse et sans brûlures.

Elle s’endormit aussitôt, le sourire aux lèvres.

Lucien somnola pendant des heures, avec Anya à son côté. Quand il dut s’absenter pour charrier des âmes, il l’emmena avec lui. Elle ne se réveilla pas. Il songea qu’elle était apaisée et satisfaite pour la première fois de son existence, qu’elle ne vivait plus avec la crainte d’être pénétrée, qu’elle rattrapait le temps perdu en dormant enfin paisiblement.

Ils étaient à présent revenus dans le lit. L’une de ses mains était posée sur le sein d’Anya, l’autre sur son ventre. Il se sentait pleinement heureux, en paix. Il aurait voulu rester là, la serrer pour toujours dans ses bras, la protéger – mais rien de tout cela n’était possible.

Il avait décidé de contacter ses compagnons, de tout leur expliquer au sujet d’Anya et de leur demander de prendre soin d’elle s’il ne trouvait pas la Cage de force à temps. S’il échouait. Échouer :… Comme il détestait ce mot ! Échouer signifiait rester sous la coupe de Cronos. Cela signifiait mourir. Il n’avait pas peur de mourir. Mais il ne voulait pas qu’Anya le pleure pour l’éternité.

— Nous devons retourner sur la montagne, dit-il tout haut.

Sa voix résonna dans la pièce. Anya ouvrit les yeux.

— Pas encore, murmura-t-elle d’une voix endormie.

— Il le faut. Pour la cage. Et puis, ça me déplaît d’avoir laissé William tout seul là-bas. Tu as son livre. Je crains qu’il ne cherche un moyen de te nuire.

Elle lutta contre les brumes du sommeil pour se redresser. Il admira ses beaux cheveux qui retombaient sur ses épaules. Par tous les dieux, comme il l’aimait ! Il regrettait presque d’avoir pénétré son fourreau si doux et si tiède. Mais il se souvint qu’elle s’était donnée librement à lui. Non, il ne devait pas le regretter.

— Tu as raison, il faut se méfier de William, dit-elle en retombant sur le lit pour s’étirer comme un chat.

Sous les couvertures, il faisait chaud, ils étaient en sueur, et la peau d’Anya glissait contre la sienne.

— Comment te sens-tu ? demanda-t-elle d’une voix rauque.

— Mieux. La balle est sortie et la plaie s’est refermée.

Il lui caressa la joue.

— Merci de m’avoir offert ton corps et ton amour.

— Je recommencerai quand tu voudras.

— Tu ne regrettes pas ?

— Jamais de la vie ! protesta-t-elle en roulant sur le ventre et en posant sa joue sur son poignet. Je suis folle de joie, au contraire. C’était extra, génial, formidable, renversant. Je me sens la reine du monde.

Il songea avec horreur qu’elle était peut-être liée aussi à son démon.

Elle le regarda entre ses paupières mi-closes. Il n’avait jamais vu autant d’amour dans la profondeur bleue de ses yeux.

— Je sais ce que tu penses et je te dis que tu te tortures pour rien. Ton démon m’adore, et moi, j’ai un faible pour les mauvais garçons. Tu es sûr que nous n’avons pas le temps pour un deuxième round ? On pourrait faire une partie à trois. Toi, moi, et le démon.

Il se demanda ce qu’il avait fait pour mériter une femme aussi merveilleuse.

— Non, hélas ! Nous n’avons pas le temps.

Elle fit la moue et sauta à bas du lit pour s’habiller.

— Il faudrait tout de même que nous prenions l’habitude de faire ça deux fois par jour, objecta-t-elle.

— Pas d’accord. Quatre fois par jour.

Elle pouffa.

Ravi, il se redressa.

— Tu as déjà vu la Cage de force ?

Tout en enfilant son pantalon – c’était décidément un crime de cacher de si jolies jambes –, elle répondit :

— Non, mais si je me souviens bien de mon cours d’histoire, Héphaïstos l’a forgée pour Zeus.

Lucien fronça les sourcils.

— Je ne vois pas en quoi un tel objet nous aiderait à trouver la boîte de Pandore.

— Celui qui se trouve à l’intérieur de la cage ne peut pas désobéir aux ordres de son propriétaire. Nous serions donc censés y enfermer quelqu’un, l’Hydre, peut-être, pour l’obliger à nous dire quelque chose.

Il se tut. Il réfléchissait.

— Si tu étais enfermée à l’intérieur et qu’on t’ordonnait de te tuer…

— Personne ne peut m’enfermer dans cette cage parce que je possède la…

Elle se tut et prit un air coupable.

Il ne voulait pas qu’elle se sente coupable de conserver la clé.

— Anya…

— Oui, dit-elle d’un air sombre. Sans la clé, j’obéirais, probablement.

Ses poings se crispèrent sur les couvertures. Cette cage ne lui disait rien qui vaille, et l’idée de la confier à Cronos lui déplaisait de plus en plus. Mais que pouvait-il lui proposer d’autre en échange de la liberté d’Anya ?

Anya lui sourit d’un air triste, comme si elle avait compris le trouble qui l’agitait. Puis il songea qu’elle l’avait senti, bien sûr, comme lui sentait qu’elle était angoissée parce qu’elle trouvait que ses forces recommençaient à décliner.

Depuis qu’il l’avait pénétrée, ils partageaient leurs émotions. Il eut l’impression qu’il aurait pu aisément lire dans ses pensées.

— Lève-toi, on y va, dit-elle avec une gaieté forcée.

Puis elle disparut.

— Anya ?

Mais où était-elle donc passée ? Et pourquoi était-elle partie ?

— Anya ?

Il allait se lever pour tenter de la suivre, mais elle réapparut avec des vêtements qu’elle lui lança.

— Je sais où William cache ses armes, dit-elle. On se sert ?

Il acquiesça.

Elle battit des paupières, surprise.

— Vraiment ? Tu sais que ce serait du vol ?

Les coins de sa bouche s’étirèrent en un discret sourire.

— Je crois que ça ne me dérange pas tant que ça, finalement, avoua-t-il.

— Alors, allons-y, ma rose.

Elle sourit de nouveau. Elle n’avait plus du tout l’air triste, et il eut l’impression d’être le roi du monde.

— On dirait que tu apprends enfin à te comporter comme il faut, commenta-t-elle.

— Je prends exemple sur la force et le courage de ma compagne, dit-il.

Il s’habilla rapidement et la rejoignit. Il n’aimait pas s’éloigner d’elle.

— Elle est tout pour moi et j’aime lui faire plaisir, acheva-t-il.

Le visage d’Anya redevint grave. Elle se hissa sur la pointe des pieds et posa un baiser sur ses lèvres.

— Ne n’inquiète pas, mon amour. Tout ira bien.

Elle avait trop d’assurance : c’était louche, cela signifiait sans doute qu’elle préparait quelque chose. Une folie, probablement : donner sa clé à Cronos, par exemple. Et elle s’affaiblirait, comme lui. Elle perdrait ses pouvoirs, elle deviendrait vulnérable. Il fut tenté de se glisser dans son esprit, pour savoir ce qu’elle tramait, mais il n’osa pas. Elle s’était donnée volontairement à lui et il ne voulait pas la trahir. Il ne se servirait pas de son ascendant sur elle.

— Anya, dit-il en la saisissant par les épaules pour la secouer. Tu m’as promis de ne jamais…

— Allons chercher ces armes, coupa-t-elle avec un de ses sourires trop éclatants.

Elle se volatilisa quelques secondes plus tard, le laissant seul.

La rose des ténèbres
titlepage.xhtml
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_000.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_001.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_002.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_003.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_004.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_005.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_006.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_007.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_008.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_009.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_010.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_011.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_012.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_013.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_014.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_015.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_016.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_017.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_018.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_019.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_020.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_021.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_022.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_023.html
Showalter,Gena-[Seigneurs de l'ombre-2]La rose des tenebres(2008).French.ebook.AlexandriZ_split_024.html